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Patrimoine de CHANONAT

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Samedi 14 février 2009

 

 

Vendrdi 19 juin, samedi 20 juin et dimanche 21 juin 2009

 

 

              Après une manifestation très riche dans

       les  Jardins du Château de la Batisse,

        nous vous soumettons le thème  de 2009 :


« La terre dans tous ses états »


La faîence de Moulins au XIIIième siècle , par Christelle MEYER, chercheur en Histoire de l'art au Musée d'Art QUILLOT

vendredi 29 juin à 20h30 en l'église Saint-Etienne de CHANONAT

 

La faïence de Moulins : Chef-d'œuvre oublié


Comme leurs voisins de Nevers, les Moulinois ont su maîtriser l'art de la faïence. A tel point que l'élève a surpassé son maître. Quasi tombée dans l'oubli aujourd'hui, la faïence de Moulins est pourtant considérée comme d'une exceptionnelle qualité.


LE musée Anne de Beaujeu a dû chercher loin pour se procurer des faïences de Moulins. Parfois même à plusieurs centaines de kilomètres de l'Allier. De Nantes à Strasbourg, en passant par Paris, Sèvres, Orléans, Limoges et Grenoble. A croire que la faïence de Moulins se trouve partout sauf… à Moulins. Et pourtant, il y avait bien quelques pièces dans un coin du musée. Trop peu nombreuses pour attirer l'attention ? Trop confidentielles pour amener le public à s'interroger ? Toujours est-il que la faïence de Moulins ne jouit pas de la réputation qu'elle mérite. Lorsqu'on se penche sur l'histoire de ce patrimoine, c'est presque un trésor que l'on découvre. Un trésor éphémère, dont la durée de vie n'a pas dépassé cinquante ans.
La faïence de Moulins connaît son essor dès la fin des années 1720. " Moulins était très proche de Nevers, à l'époque le premier grand centre faïencier français. Pendant longtemps les faïenciers sont venus vendre leurs productions à Moulins. Ensuite, cer-tains se sont installés directement ici. Peu de temps après, vers 1750, la faïence de Moulins atteint son apogée. ", raconte Benoît-Henry Papounaud, directeur du musée Anne de Beaujeu et auteur d'un livre sur le sujet avec Christelle Meyer, historienne de l'art. Si les premières réalisations attribuées à Moulins ont de nombreuses similitudes avec celles de Nevers et d'autres centres faïenciers - à tel point que les historiens pei-nent à être affirmatifs quant au lieu de production - les créations moulinoises se sont ensuite largement distinguées. Les faïences bourbonnaises, peu nombreuses, font aujourd'hui la joie des collectionneurs


Maîtriser la matière


Benoît-Henry Papounaud explique les raisons du succès : " En très peu de temps, c'est un véritable savoir-faire qui s'est développé. Les producteurs moulinois se sont démarqués avec des décors spécifiques d'une qualité exceptionnelle. Les matières premières étaient les meilleures. Ils ont su maîtriser des recettes avec de l'émail pur. Les décors étaient originaux, avec des couleurs intenses et profondes, et aux goûts des acheteurs. " A cette époque, comme le tout-Paris, Moulins surfe sur la vague de l'exotisme. L'Orient, et plus particulièrement la Chine, en vedette. Les faïenciers s'inspirent de la porcelaine du pays du soleil levant pour créer leurs propres modèles et décors. " La manufacture Dubourg était la plus importante à ce moment. L'un des responsables a dû jouer le rôle de directeur artistique. Cette personnalité exceptionnelle savait ce qui se passait à Paris et a su l'adapter pour la faïence produite à Moulins. ", raconte le directeur du musée.
Entre style rocaille et chinoiseries, assiettes, plats, soupières et faïences d'hygiène se parent de fleurs, de branches, d'oiseaux et d'arabesques entourant décors au chi-nois ou sujets plus européens. Dans une avalanche de bleu, de jaune, de vert et de rouge - que peu de professionnels à cette époque ont réussi à utiliser - les faïenciers laissent libre cours à leur fantaisie et à leur maîtrise de la matière pour révolutionner les arts décoratifs. Décliné sous différentes formes et sur plusieurs supports, le décor du " chinois à la campanule " suscite un véritable engouement. " Cette production artistique était surtout destinée à clientèle bourgeoise, plutôt de l'aristocratie locale précise Benoît-Henry Papounaud. Les familles très fortunées, elles, achetaient plutôt de la porcelaine. C'est très révélateur sur la ville. Et cela correspond à l'idée que l'on se fait de Moulins : aristocratique, bourgeoise, cultivée, avec un goût pour l'art. Moulins, ville administrative avec des fonctionnaires ayant un pouvoir d'achat important et qui voulaient être en lien avec les goûts du moment. "
Pourtant, dès 1760, la faïence de Moulins périclite. Les manufacturiers se succèdent, sans grand succès. La production redevient plus quotidienne. Elle s'achèvera totalement dans les années 1870 avec la réalisation de poêles à bois en faïence.


D'hier à aujourd'hui


Pas tout à fait tombée en désuétude, pour autant. Depuis 45 ans, l'art du feu est passé entre les mains de Dominique Lapendry. Dans son atelier moulinois, dans le respect de la tradition de ses homologues faïenciers du XVIIIème siècle, il moule la terre, la trempe dans l'émail, peint ses décors avec une minutie toute particulière. Ensuite, c'est la magie du feu qui opère et donnera à l'émail sa brillance. Le bleu, le jaune, le vert sont toujours les couleurs dominantes. Les décors au chinois sont eux-aussi toujours là " mais plutôt pour les connaisseurs ".
" Dans la famille de ma grand-mère maternelle, il y avait des faïences anciennes. J'étais à l'école des Beaux-Arts de Moulins, je voulais me tourner vers la sculpture, mais aussi avoir autre chose en parallèle. Comme l'art du feu m'a toujours plu et que je connaissais la faïence de Moulins, je me suis lancé. Quand je me suis installé, je me suis fait traiter de fou.", raconte le seul faïencier encore en activité dans la ville. Depuis peu, pourtant, une autre personne s'est lancée sur le créneau de la faïence de Moulins. Elsa Boucard, une jeune céramiste d'art, a installé son atelier à Gannay-sur-Loire. Peut-être le signe d'un renouveau, après tant d'années d'oubli…


Cindy ROUDIER

Le Musée Anne de Beaujeu présente l'exposition " Un tempérament de feu. Chefs-d'œuvre de la faïence de Moulins ", jusqu'au 17 mai prochain. Au côté de la propre collection du musée, des pièces provenant de grandes collections publiques françaises (musées de Sèvres, de Limoges, des Arts décoratifs de Paris…) et de collections particulières afin de donner à voir au public toute la richesse de cet artisanat de luxe.
 
 
 

samedi 20juin, dimanche 21 juin

 


- E
xposition de Poterie

-Concours de peinture dans les 3 villages de CHANONAT, le bourg, Jussat et Varennes, le samedi ou le dimanche.

Les inscriptions auront lieu le matin de 9h à 10h à la maison du PITCHOU, route de Chanonat dans le village de Varennes (sur l'ancienne route de Bordeaux RN 89).

Pique nique convivial : chaque participant apporte un plat de son choix, une somme de 4 euros sera demandée à chaque convive. Cette somme sera utilisée par l'association pour acheter le pain, le vin et le café. Le pique-nique aura lieu autour du Pitchou dans la joie et la bonne humeur.

Il est souhaitable que les peintres s'inscrivent auprès de Claudie BALLY, 74 rue Beausoleil à Clermont-Ferrand ou  04 73 19 14 04 ou courriel athena03@sfr.fr

Les peintres du samedi remettront leurs oeuvres à 17h le samedi au Pitchou. Le jury se réunira le dimanche à 17h pour juger l'ensemble des oeuvres du samedi et du dimanche.

La soirée se clôturera par un pot de l'amitié offert par l'association et la commune de CHANONAT.


- Expositions "La terre dans tous ses états"
horaires d'ouverture de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures

 

Voûte Jussatoise, samedi et dimanche : exposition de poterie, d'objets originaux anciens et contemporains en terre et atelier-animation autour de l'utilisation de la terre par l'homme.

Eglise de Jussat, samedi et dimanche : exposition d'objets religieux, statues, chemin de croix.

Chapelle Notre Dame de l'Arbre, samedi et dimanche : exposition de photos, sculptures.

Prieuré, voute du prieuré et jardin public : Terre d'argile et de pisé, réalisation d'un mur en pisé dans le jardin public (samedi 20).

Prieuré, voute du prieuré et jardin public : Exposition poterie ancienne, histoire de l'ocre, vidéo, création d'émaux, réalisation d'aquarelle (dimanche  21).


Ecole de Chanonat, samedi et dimanche : 2009  a été déclarée Année Mondiale de l'Astronomie par l'UNESCO, Art-Culture-Patrimoine de Chanonat fait participer son village à sa façon.
Une équipe d'astronomes amateurs présentera sous planétarium mobile, aux enfants et aux adultes les planètes, les astres, les 
constellations dans le ciel boréal.
Présentation de la lunette Takahaschi FSQ-85EDX de l'ADASTA.
Séances à 14 h et 15h 30 : il est préférable de s'inscrire par avance.









Par Claudie BALLY - Publié dans : Manifestations futures
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